
"Les taux d'infection ont diminué dans certains pays en 2005, mais la tendance globale reflète toujours une augmentation de la
transmission." Source : rapport ONUSIDA/OMS, 21 novembre 2006
EN FRANCE
En 2005, environ 150 000 personnes vivaient avec VIH en France, et 6700 nouvelles contaminations ont été recensées; près de 40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir. Plus de la moitié des nouveaux diagnostics d'infection VIH concernent des personnes contaminées par rapports hétérosexuels (27 % par rapport homosexuels), et les femmes représentent 38 % des nouvelles infections à VIH diagnostiquées. D'après le Sidaction, 12% des nouvelles contaminations concernent les jeunes de 15 à 24 ans en 2005.
On sait aujourd'hui, grâce à des études rétrospectives sur des sérums zaïrois, que le virus était présent dès 1959 et s'était déjà répandu en Afrique entre 1970 et 1980. Le debut
de l'épidémie ne remonte donc vraisemblablement pas à plus de quarante ans.
Le virus aurait pu exister dans une population isolée et se disséminer suite à l' urbanisation et à l'extension des voyages.
Au moins trente espèces de singes africains (dont les chimpanzés, singes verts, mangabeys, mandrills et cercocèbes) sont naturellement infectés par des rétrovirus proches du VIH : ce sont les virus de l'immunodéficience simienne (SIV), mais qui ne provoquent pas de sida chez ces animaux. Un des deux virus humains, le VIH 2, est d'ailleurs très proche du SIV du Mangabey qui vit en Afrique de l'Ouest. Des contaminations de l'homme à partir de morsures de ces singes auraient donc pu se produire. Quand au VIH 1, il aurait pu être transmis par des chimpanzés, dont certains au Cameroun ou au Gabon sont porteurs d'un SIV très proche du VIH 1. On ne sait pas estimer avec précision à quel moment ces virus ont pu franchir la barrière d'espèces.
Le VIH a diffusé depuis 1981 - année de la découverte de l'épidémie - de l'Afrique au continent nord-américain puis à l'Europe. Les homosexuels à partenaires
multiples ont été les premiers touchés aux Etats-Unis. Puis l'épidémie a été révélée chez les transfusés, les hémophiles et les toxicomanes, démontrant que la voie sanguine était un important
facteur de transmission du virus. En Asie, la maladie n'est apparue que vers 1986-87, d'abord en Thaïlande, puis dans les autres pays du Sud-Est Asiatique. La prostitution ainsi que la
toxicomanie par voie intraveineuse ont joué un rôle important dans la diffusion de l'infection dans ces pays. Actuellement, le mode de transmission le plus important dans le monde entier
est la voie hétérosexuelle. Selon les estimations, près de 40 millions de personnes sont actuellement infectées.
Il faut souligner qu'il existe des personnes asymptomatiques à long terme : après plus de dix ans d'infection, ceux-ci - qui représentent probablement 2 à 5% de la population
- n'ont toujours pas développé un SIDA. Certains individus (moins de 1% d'entre eux), sont même résistants à l'infection par le V.I.H., grâce à une mutation
survenue dans le gène du récepteur "CCR-5" des globules blancs (lymphocytes). Les cas de couples "paradoxaux", de certaines prostituées ou encore de certains enfants nés de mères infectées et
résistants à l'infection sont à l'étude. On pense au rôle joué par des cellules immunitaires non spécifiques, les lymphocytes "natural killers".
( données site institut pasteur)
A titre de rappel, la seule attitude cohérente actuelle est
de
" se protéger "
Généralités sur la transmission :
http://www.sida-info-service.org/informer/proteger/transmission.php4
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